Comité mixte des organismes intéressés à la géomatique
et
Conseil canadien de géomatique
L'Infrastructure canadienne de données géospatiales

Atelier sur les données fondamentales

Ottawa,  15 octobre, 1998
615 rue Booth, Ottawa

Timothy V. Evangelatos
EvangelatosT@dfo-mpo.gc.ca
28 octobre , 1998

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Participants
Introduction
Discussion
Conclusions
Pièces jointes
Ordre du jour
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Participants:

John Turnbull (Sask. Geomatics)
Ed Shaw (CCT)
Mark Corey (GC)
Sheila Rambeau (Statistique Canada)
Phyllis Charlesworth (CGC)
David Viljoen (CGC)
Valerie Hume (MAIN)
Peter Schut (Agr.)
David McKellar (MDN)
Jim Sarcinello (MDN)
C. Douglas O’Brien (IDON)
Sylvain Latour (CIT)
Denis DeGagné (CIT)
Don Vachon (MPO)
Bob O’Neil (CCT)
Peter Paul (CCT)
Richard Post (Environment Canada)
Dan Raciot (SCP)
Jeff Labonte (Sec. de l’ICDG)
Sandra Mackie (Sec. de ICDG)
Paula Rojas (Sec. de ICDG)
Tim Evangelatos (Sec. de ICDG)
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Introduction:

Tim Evangelatos ouvre l’atelier en examinant le statut du volet données-cadre de l’ICDG et plus précisément la composante données fondamentales des données-cadre (pièce jointe 2). Les concepts sous-jacents ont été élaborés dans le cadre d’ateliers du CMOIG tenus en 1997 et se sont avérés très utiles pour la recherche et l’obtention d’un appui de l’ICDG à l’échelle nationale. Tim signale également les résultats des tables rondes sur l’ICDG récemment tenues à Toronto, Victoria, Regina et St. John’s ainsi que l’appui marqué des provinces pour l’ICDG; il est toutefois devenu manifeste que bien que l’approche actuelle retenue par le CMOIG pour les données-cadre puisse satisfaire certains besoins au niveau fédéral, elle ne prend pas une forme qui permettra une intégration efficace des cadres de données provinciaux existants et futurs. En réponse à une question de Ed Shaw, John Turnbull confirme que cela constitue actuellement pour les provinces une source d’inquiétude qui doit être abordée aux niveaux des politiques et des partenariats ainsi qu’au niveau opérationnel. Puisque l’un des principaux objectifs de l’ICDG est d’offrir une solution tenant compte des besoins du fédéral, des provinces et des territoires, Tim soutient qu’il faut revoir la proposition du CMOIG concernant les données-cadre en plus d’examiner certains des outils et des processus nécessaires pour la mise en œuvre et l’appui du concept. En raison de contraintes de temps, il est convenu de limiter autant que possible la portée de l’atelier à la discussion des données fondamentales. Un deuxième atelier sur les données-cadre est projeté. Tim demande ensuite à Bob O’Neil de décrire les activités récentes dans sa division concernant les données fondamentales.

GéoGratis – Dans le cadre du développement du CEONet Bob O’Neil entrevoit plusieurs possibilités de contribution de sa division à l’avancement de l’ICDG. Bob décrit l’utilisation des données-cadre dans sa division, utilisation qui déborde la découverte des données pour s’étendre aux jeux réutilisables de données-cadre, aux outils d’assemblage et de généralisation des données ainsi que de simplification de la collecte des données (pièce jointe 3). L’un des aspects qui a évolué est l’offre gratuite de données géospatiales à des fins de recherche et d’éducation par l’entremise de GéoGratis. Dans le cadre de sa présentation, Bob décrit la technologie, les jeux de données actuellement disponibles et ceux qui seront prochainement disponibles en ligne. Ces derniers sont particulièrement intéressants et englobent la totalité des données de RNCan à 1/1 000 000 et aux plus petites échelles. Ces jeux de données sont résumés au tableau ci-après.

Jeux de données maintenant disponibles Jeux de données bientôt disponibles

Infrastructure mondiale d’information géospatiale (Global Geospatial Information Infrastructure (GGII)) – Les militaires ont élaboré un cadre de données géospatiales évolué à l’appui de leurs besoins dans le cadre de leur cheminement vers un environnement entièrement numérique. Mis en place par la NIMA, en collaboration avec ses alliés, il fournit une vue intégrée du «champ de bataille». Comme l’explique Jim Sarcinello dans sa présentation (pièce jointe 4) l’approche retenue par les militaires pourrait offrir plusieurs idées en rapport avec un grand nombre d’aspects de l’ICDG. Le diagramme ci-après, tiré de la présentation de Jim, illustre les éléments fondamentaux du cadre de données GGII.

SaskGIS – On demande à John Turnbull de fournir un résumé des activités de son groupe d’élaboration d’une infrastructure des données géospatiales en Saskatchewan et plus précisément des activités reliées aux objectifs du présent atelier. En Saskatchewan on travaille depuis plusieurs années à l’élaboration d’une infrastructure provinciale. L’initiative SaskGIS arrive maintenant presque à terme et est utilisée par tous les secteurs dans cette province comme assise pour la mise en place d’une infrastructure modernisée d’information sur les terres. Le modèle SaskGIS consiste en un cadre spatial de base comprenant des bases de données partagées par plusieurs utilisateurs sur la propriété, sur la topographie et d’autres, en normes visant l’échange de données et en relations de collaboration sur les plans financier et opérationnel entre les principaux intervenants. La SGDI est devenue un bien immobilisé d’une valeur de 35 M$. Il est important que les principes, les partenariats et les produits élaborés avec des intervenants de Saskatchewan restent efficaces et on devrait prendre soin dans le cadre de l’ICDG de les préserver et de les compléter. Cela vaut également dans d’autres provinces. Dans ce contexte, la Saskatchewan appuie le concept de l’ICDG et John constate qu’elle pourrait aider à économiser des sommes importantes au pays si on parvient à tout mettre en place. La Saskatchewan est prête à collaborer à la mise en place de l’IDG nationale/provinciale.

Couche de cohérence des données - Denis De Gagné fait rapport sur l’état de la CCDI. La première version a été préparée d’après les jeux de données les plus à jour de la BNDT et est conforme aux spécifications approuvées. Le premier jeu de données est un fichier plat ASCII qui est maintenant disponible à l’adresse «http://www.ctis.nrcan.gc.ca/~cdal», mais on peut également l’obtenir par le site Web de l’ICDG à l’adresse «http://www.geoconnections.org». Un contrat d’élaboration de la base de données pour la gestion de la CCDI a été rédigé et il est projeté de compléter ce travail avant le 31 mars 1999. Le CIT prévoit travailler de concert avec les provinces et d’autres organismes intéressés à l’élaboration et à l’amélioration des outils nécessaires pour l’utilisation et la gestion de la CCDI.

Mark Corey demande à John Turnbull de faire rapport sur les évaluations des points d’alignement des données effectuées par la Saskatchewan. Le personnel de John a effectué une comparaison de points extraits de la CCDI aux données plus exactes de la Saskatchewan à de plus grandes échelles et a démontré que les points respectaient nettement les spécifications d’exactitude pour les données à 1/50 000 de la BNDT, mais qu’il y avait des écarts importants par rapport aux jeux provinciaux de données détaillées. Sylvain Latour souligne que lorsque des données plus exactes seront obtenues de la Saskatchewan elles seront rendues disponibles dans la CCDI. David McKellar demande si la CCDI sera rendue conforme aux normes en voie d’élaboration par le TC211. Sylvain rappelle à Dave que le TC211 a élaboré un ensemble de règles pour la description des éléments, mais qu’il ne crée pas de catalogues normalisés d’éléments. Bien qu’il ait été convenu que la CCDI devrait être conforme aux normes du TC211, on ne voit pas parfaitement quelles parties de la spécification de la CCDI seraient touchées. Mark s’informe également de la relation entre la CCDI et la TC204 soutenue par l'Association des routes et transports du Canada. Après discussion sur les normes, il est recommandé que les experts se rencontrent plus tard et examinent le statut de la CCDI en rapport avec les travaux du TC211 (suivi : Tim Evangelatos, David McKellar, C. Douglas O’Brien, Denis De Gagné et Sylvain Latour).

Outils et l’intégration des données-cadre. Sylvain Latour était responsable de l’élaboration initiale de la couche de cohérence des données et il s’est livré à une réflexion sur la manière dont la CCD sera utilisée, sur les outils nécessaires pour en favoriser l’utilisation et sur tout autre outil connexe nécessaire pour fournir et utiliser les jeux de données-cadre. Comme Sylvain l’explique dans sa présentation (pièce jointe 6), le cadre de référence pour les données de l’ICDG comprend davantage que des données. À l’aide d’un exemple pratique, Sylvain illustre que les types d’outils ci-après seraient nécessaires pour permettre à un utilisateur de compléter sa tâche.

D’après Sylvain la CCD est un des outils, mais à mesure que seront reliées diverses bases de données à différents paliers de gouvernement, plusieurs nouveaux types d’outils deviendront nécessaires. Il propose qu’un groupe d'intérêt particulier (GIP) soit constitué afin d’améliorer davantage le cadre de données de l’ICDG dans la perspective des outils et des processus. Il conclut en soulignant de nouveau la nécessité de la dissociation des données et des outils.
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Discussion:

David McKellar rappelle au groupe que l’Alliance Mercator s’est penchée sur les outils nécessaires pour la création de l’ICDG. Une proposition de l’Alliance Mercator a été présentée lors de la réunion du CMOIG de mai 1998 et a été diffusée avec le compte rendu de cette réunion. De plus, Bob O’Neil et David McKellar examinent les outils dans le cadre de leur rôle de direction du volet accès aux données. C. Doug O’Brien souligne également que l’OGDI Research Institute étudie ces problèmes et qu’un groupe d'intérêt particulier de l’ICDG sera nécessaire pour l’examen de l’ensemble de ces activités connexes. Bob ajoute que le CEONet offre un bon nombre des outils qui seront nécessaires.

Sylvain précise qu’il ne propose pas que le GIP mette au point des outils, mais qu’il soit plutôt le lieu où définir les besoins. Il nous faut prendre en considération les utilisateurs à tous les niveaux pour leur permettre de régler une gamme étendue de problèmes d’interopérabilité. Il est convenu que les outils eux-mêmes devraient être mis au point par le secteur privé.

Ed Shaw résume la discussion. Tel qu’il le perçoit, ce sont de vrais problèmes que Sylvain tente de définir et de solutionner. Ed suggère que le fait de centrer l’attention sur des exemples concrets aiderait à rassembler des intervenants des divers paliers de gouvernement. Ed exprime l’opinion que cela pourrait se faire dans le cadre d’un atelier axé sur l’intégration des données. Peter Schut convient qu’à cet égard, il faut montrer aux gens comment les jeux de données s’intègrent les uns aux autres, non seulement point d’alignement par point d’alignement, mais par l’entremise d’un processus automatisé. Il perçoit la tâche comme considérable et est d’avis qu’il faut beaucoup d’outils.

David McKellar s’interroge quant aux problèmes de l’utilisation de la CCD pour l’alignement de jeux de données à petite échelle comme la DCW. Il est d’avis que cela pourrait ne pas être faisable. Bob indique qu’ils s’attaquent à ce problème pour l’Atlas national. Il a été proposé que ces données fassent partie du cadre de référence pour les données de l’ICDG et qu’elles soient gérées et offertes sans frais. Son groupe aura également besoin d’outils de généralisation pour fournir des données reliées à différentes échelles, 1/1 000 000 et plus petites. Cela entraîne une discussion sur la nécessité de la généralisation non seulement depuis le 1/50 000 vers de plus petites échelles, mais également de la prise en considération des données provinciales à 1/20 000 et à de plus grandes échelles. Heureusement, la Division GéoAccès étudiera l’utilisation de la CCDI pour la correction de la DCW et sera en mesure de fournir une rétroaction quant à la faisabilité et au processus. (suivi : Bob O’Neil et Peter Paul)

David Viljoen décrit une situation unique à la CGC. Il est d’avis que la CCDI n’est pas utile pour son organisme qui aligne actuellement lui-même ses produits géologiques sur la BNDT sans toutefois inclure de données de la BNDT dans les produits distribués afin d’éviter les coûts et les problèmes associés à l’octroi de licences. Le groupe suggère cependant que la CGC devrait inclure un calque des points de la CCDI dans ses produits puisque cela faciliterait pour d’autres utilisateurs l’intégration d’autres données. David exprime également le besoin pour les géologues de la génération de cartes de base ou d’autres documents de travail montrant les points d’alignement des données.

John Turnbull signale qu’il y a des groupes croissants d’utilisateurs ayant besoin de jeux de données à jour, fiables et qui soient faciles à combiner. Il recommande que soit tenu un atelier sur l’intégration des données pour examiner les possibilités. Cette idée est acceptée et a été développée plus tard, mais le groupe a décidé dans un premier temps d’identifier les problèmes associés aux données fondamentales et à l’intégration de telles données. La liste suit.

Problèmes associés aux données fondamentales

Une discussion sur les «données fondamentales», telles qu’elles avaient été définies dans le cadre d’un atelier antérieur du CMOIG (pièce jointe 2) est lancée par Mark Corey. Puisque la position du CMOIG était incompatible avec celle émergeant des provinces, il suggère de la rejeter et d’en élaborer une nouvelle, ce qui est accepté. Denis De Gagné affirme que tout ce qui se trouve à la surface de la Terre est important, les données sont là et il ne nous faut que l’outil qui convient pour les utiliser. Suit une discussion des modèles économiques possibles et des perceptions techniques des données. Il est évident que les provinces disposeront des données les plus exactes et que les données nationales à plus petite échelle devront être créées à partir de celles-ci. John Turnbull suggère que l’ICDG devrait fournir le cadre général permettant d’en arriver à une solution nationale de ce genre. Des jeux de données différents seront nécessaires à différents niveaux. Du côté des données il nous faut travailler du bas vers le haut (c.-à-d. depuis les données provinciales à grande échelle vers les produits nationaux à de plus petites échelles).

Peter Schut et Mark Corey se déclarent d’accord avec John, et Mark propose de plus que nous examinions des moyens nouveaux pour fournir les données topographiques aux organismes fédéraux tout en travaillant à conclure une entente unique avec les provinces. Cela pourrait constituer une étape vers le concept de «ciels ouverts» proposé par Glenn Holder du MRNO.

Un ensemble analogue de problèmes ont été identifiées en rapport avec la couche de cohérence des données. On a reconnu que les six premiers problèmes sont ceux auxquels il faut accorder la priorité, tant au niveau de la discussion qu’à celui du suivi.

Problèmes associés à la couche de cohérence des données

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Conclusions:

L’atelier a permis une prise de conscience des aspects du traitement de l’intégration des données et des problèmes associés à la couche de cohérence des données formulés ci-haut ainsi que la révision de la définition des «données fondamentales» de l’ICDG. Un grand nombre de ces problèmes reliés à l’intégration des données sont indépendants des données comme l’a suggéré Sylvain Latour dans sa présentation.

Il est décidé d’organiser un atelier technique sur l’intégration des données et les outils nécessaires à cette fin. Denis De Gagné offre de tenir cet atelier au Centre d’information topographique de Sherbrooke les 4 et 5 novembre 1998. L’annonce en sera préparée par Sylvain Latour et Paula Rojas et acheminée aux membres du CMOIG, du COCG, de l’ACEG et de l’Alliance Mercator. L’industrie sera encouragée à y participer, puisque les outils seront éventuellement fournis par elle.

Il est également décidé de revoir les spécifications pour les «données fondamentales» de manière à les rendre compatibles avec celles élaborées par les provinces. Les «données fondamentales» seront séparées en un certain nombre de thèmes de base eux-mêmes subdivisés en «niveaux» reflétant les différentes utilisations des données aux niveaux provincial, territorial et fédéral. Le secrétariat de l’ICDG se voit confier la tâche d’élaborer une définition révisée des «données fondamentales» de l’ICDG basée sur les discussions tenues dans le cadre de l’atelier, définition qui sera transmise à un atelier national des COCG/CMOIG sur les données-cadre qui doit être tenu à Ottawa en janvier 1999 et où elle sera de nouveau revue. Il est projeté de tenir ce dernier atelier le jour avant la tenue d’une deuxième réunion conjointe des CMOIG/COCG prévue pour la discussion des politiques en matière de distribution.

(suivi : Secrétariat de l’ICDG / Secrétariat du COCG)

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Pièces jointes:
  1. Ordre du jour
  2. Tim Evangelatos : Données-cadre de l’ICDG
  3. Robert O’Neil : Données-cadre à la Division GéoAccès
  4. Robert O’Neil : GéoGratis – une composante du CEONet/ICDG
  5. Jim Sarcinello : Infrastructure mondiale d’information géospatiale – La perspective militaire
  6. Denis De Gagné : La couche de cohérence des données de l’ICDG
  7. Diapos Sylvain : Le cadre pour les données comprend davantage que des données

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