Ce site sera beaucoup plus agréable à explorer avec un navigateur qui correspond aux standards du Web, mais il est accessible à tout navigateur ou autre logiciel de navigation sur Internet.

EN VEDETTE :

Earth Observation essential for geohazard mitigation

(Anglais seulement)

More than 250 scientists from around the world gathered for a five-day workshop at ESA's Earth Observation Centre in Frascati.

plus

Bulletin spécial

plus

Événements à venir

plus

Le SRSAC : pour représenter les aires protégées à l'échelle du Canada

Devant la Commission mondiale des aires protégées, en février 2004, le Canada s'est engagé à faire rapport aux autres pays sur l'état de ses aires protégées. Les aires protégées, parmi lesquelles on compte les parcs nationaux, provinciaux et territoriaux, les sanctuaires d'oiseaux migrateurs et les réserves écologiques, sont établies tantôt par des organismes gouvernementaux, tantôt par des organisations non gouvernementales. Jusqu'en 2005, il n'y avait pas d'uniformité dans la façon de décrire les aires protégées du Canada et d'évaluer le degré de protection des espèces. À cause de ce manque d'homogénéité, il a été difficile pour le Canada de produire les rapports auxquels il s'était engagé auprès de la collectivité internationale.

Deux organisations nationales ont décidé de mettre à profit l'infrastructure construite par GéoConnexions et ses partenaires afin de développer le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC). D'abord, le Conseil canadien des aires écologiques (CCAE) a élaboré un guide d'application de la norme de classification internationale afin d'uniformiser la description des aires protégées partout au Canada. Ensuite, le bureau du Système national d'information forestière (SNIF), initiative financée par GéoConnexions, a établi des portails qui donnent accès aux bases de données sur les aires protégées que possèdent les provinces et territoires. Finalement, GéoConnexions a contribué à la construction d'un site Web du CCAE qui met à la disposition des utilisateurs un guichet unique pour trouver l'information dont ils ont besoin au sujet de l'état des aires protégées désignées du Canada et pour produire leurs rapports.

Une façon efficace d'aider le Canada à remplir ses obligations internationales

Créé grâce à une aide financière de 100 000 $ de GéoConnexions et de contributions en nature d'autres partenaires, le système SRSAC se révèle un excellent outil pour produire des rapports destinés à la communauté internationale. Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada et l'Agence Parcs Canada l'utilisent pour faire rapport à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et à la Commission mondiale des aires protégées, respectivement. Le système augmente la rapidité d'exécution des rapports nationaux et l'exactitude des données qui y sont présentées.

En adoptant les définitions normalisées de 16 attributs des aires protégées, le SRSAC permet de comparer les aires protégées du Canada les unes avec les autres et de les comparer aux aires protégées qui se trouvent ailleurs dans le monde. Les chercheurs, les analystes et les décideurs peuvent s'en servir pour extraire des données et créer des rapports, des graphiques, des tableaux et des cartes qui les renseignent davantage sur les écosystèmes les plus fragiles du Canada.

Sans le SRSAC, la production d'une représentation étendue des aires protégées serait une tâche longue et fastidieuse. Il faudrait explorer de nombreuses sources de données, consulter des ministères provinciaux, des ministères fédéraux et des organismes non gouvernementaux qui n'ont pas tous des bases de données et dont les données ne sont pas toutes à jour. « Cela posait un réel problème », reconnaît Robert Vanderkam, le coordonnateur technique d'Environnement Canada pour le SRSAC. « Mais grâce au SRSAC, les utilisateurs peuvent, d'un seul endroit, se brancher à plusieurs bases de données disparates et obtenir des données intégrales accessibles à tous. »

Le SRSAC a d'autres applications. Par exemple, une entreprise minière peut s'en servir pour déterminer si une parcelle de terrain donné entrave ou limite des activités de prospection minière ou d'exploitation forestière. Les chercheurs peuvent y avoir recours pour évaluer le degré de protection qu'une aire protégée assure à certaines espèces sauvages.

Mise à profit des réseaux distribués et des normes de données de l'infrastructure pilotée par GéoConnexions

Le partage de l'information est plus efficace lorsque les organisations propriétaires conservent chez elles la version officielle de leurs données et la mettent à la disposition des utilisateurs, en temps réel, au moyen d'Internet. C'est sur ce principe que repose le SRSAC. Mais pour échanger des données dans un réseau distribué comme celui là, il faut avoir recours à des normes de partage et de cartographie qui sont communes à toutes les organisations du pays et de la communauté internationale. Ainsi, les utilisateurs peuvent non seulement extraire des données sur les aires protégées, mais aussi intégrer, par exemple, des données sur les couvertures forestières ou les écosystèmes provenant des organismes propriétaires. Cette capacité d'intégration des données permet de créer des cartes qui sont plus informatives et utiles qu'une couche de données isolée.

En exploitant les capacités d'un réseau distribué de sources de données et de l'infrastructure pilotée par GéoConnexions, fondée sur des normes communes, l'utilisateur du SRSAC peut extraire des données de plusieurs serveurs provinciaux et les combiner de façon à élaborer une représentation pancanadienne des aires protégées du Canada. « Les utilisateurs peuvent créer une carte ou des statistiques à l'échelle du pays, précise M. Vanderkam. Ils ont directement accès à 10 ou 15 sources qui fournissent les données en l'état. On évite ainsi de faire circuler plusieurs copies des mêmes données et de se retrouver avec des versions qui ne sont plus à jour. »

Grâce au SRSAC, le Canada dispose désormais d'un excellent outil pour produire les rapports internationaux qu'il s'est engagé à fournir à la collectivité internationale et renforcer la surveillance de ses aires protégées.

Les 16 attributs normalisés des aires de conservation

Le SRSAC définit 16 attributs normalisés des aires de conservation, qui permettent aux utilisateurs de comparer les aires protégées du Canada les unes avec les autres et de les comparer avec les aires protégées situées ailleurs dans le monde.

1. Identificateur unique de schéma national
2. Identificateur parent
3. Identificateur unique de gouvernement
4. Nom
5. Organisme propriétaire
6. Organisme de gestion
7. Lieu
8. Type
9. Législation
10. Superficie totale
11. Aire marine
12. Statut
13. Catégorie de l'Union mondiale pour la nature (UICN)
14. Date de protection
15. Commentaires généraux
16. URL

Partenaires :

Conseil canadien des aires écologiques
Conseil canadien des parcs
Environnement Canada—Service canadien de la faune
Environnement Canada—Direction de l'intégration des connaissances
Pêches et Océans Canada
Comité directeur et bureau de gestion du Système national d'information forestière
Ressources naturelles Canada—Service canadien des forêts (Système national d'information forestière)
GéoConnexions
Agence Parcs Canada
NatureServe Canada
Fonds mondial pour la nature (Canada)

GéoConnexions est une initiative nationale de partenariat qui a pour objectif de développer et de faire évoluer l'infrastructure canadienne de données géospatiales.