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EN VEDETTE :

Earth Observation essential for geohazard mitigation

(Anglais seulement)

More than 250 scientists from around the world gathered for a five-day workshop at ESA's Earth Observation Centre in Frascati.

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CIPI, un programme pilote sous le signe de la coopération

Le premier véritable test de l’Initiative sur la protection des infrastructures essentielles (CIPI) nous a tous un peu étonnés, raconte Jennifer Sokol, conseillère de projet en gestion des catastrophes à GéoConnexions. « C’était vraiment impressionnant de voir les délégués de six ordres de gouvernement provenant de deux pays réunis autour d’une même table pour travailler à un seul et même objectif. »

CIPI-1, le programme pilote original, réunissait des représentants des gouvernements fédéraux, provinciaux, d’État, municipaux du Canada et des États-Unis. Centré sur la région de Windsor et Détroit, ce projet constituait le premier volet d’une série de programmes pilotes visant à relever le défi de plus en plus pressant de la protection des infrastructures essentielles. CIPI explorait les technologies interopérables afin d'améliorer la sécurité de la population grâce à l'utilisation efficace et en temps opportun de l’information géospatiale.

« À la suite du succès de CIPI-1, tous les ordres de gouvernement de même que les entreprises privées admettent la nécessité de partager et d’utiliser l’information géospatiale basée sur le Web », dit Jennifer. « Et, c’est justement ce qu’ils souhaitent faire lorsque c’est possible. »

Selon Jennifer, le désir des gouvernements, des communautés et des entreprises d’appuyer les travaux du programme CIPI n’est pas étonnant, puisque l’idée de cette initiative a surgi à la suite des attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis. L’accès instantané à l’information géospatiale et aux services de géotraitement est maintenant perçu par tous comme indispensable pour la gestion efficace de tout système d’infrastructure essentielle, qu’il s’agisse de transport, d’électricité, d’opérations bancaires, d’approvisionnement en eau ou de services d’urgence.

Bien que le rôle de CIPI dans la promotion du partage de l’information géospatiale soit clairement établi – ce programme vise à mettre à l'essai et à améliorer la compatibilité des composantes basés sur le Web et le partage des données pour l’intervention d’urgence – l’initiative représente un véritable effort de collaboration.

Créé et dirigé par l’Open Geospatial Consortium (OGC), CIPI est aussi commandité par GéoConnexions, une initiative partenariale nationale vouée à ouvrir l’accès aux données, services et outils géospatiaux canadiens au moyen de l’Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG). GéoConnexions a pris part à la coordination de CIPI-1 à l’automne 2002 et a parrainé la participation de cinq entreprises canadiennes au programme.

Toujours selon Jennifer, grâce au programme CIPI, GéoConnexions appuie le développement de technologies qui aident les organismes de gestion des urgences à mieux intervenir lors de crises, tout en faisant progresser la construction de l’ICDG.

« En créant l’ICDG, ajoute Jennifer, GéoConnexions accroît la capacité des organismes gouvernementaux ou privés à gérer leurs ressources lors d'intervention d’urgence, à protéger les infrastructures essentielles et à améliorer la sécurité de la population canadienne. L’ICDG permet aux organismes d’intervention d’urgence d’évaluer plus facilement l’étendue des catastrophes (d’origine naturelle ou humaine) et d’intervenir plus rapidement et efficacement. »

Depuis, CIPI-1 a ouvert la voie à CIPI-2, puis maintenant à CIPI-3. « GéoConnexions n’a pas participé au second programme pilote qui appliquait les mêmes concepts d’interopérabilité», mentionne Jennifer. « Nous participons cependant au processus de décision de CIPI-3, en consultant les ministères fédéraux afin d'identifier leurs besoins et d’évaluer les exigences du projet. »

« Les défis persistent mais je suis tout aussi optimiste pour les futures initiatives CIPI de l’OGC que je suis impressionnée du succès de CIPI-1. »