
Le présent document sur la feuille de route explique comment réaliser la vision de l'Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG). Il synthétise des efforts de recherche et de stratégie, ainsi qu'un riche processus de consultation. Ce document reflète la sagesse collective de bon nombre de personnes et servira non seulement à améliorer l'ICDG, mais également à tirer parti de sa réussite.
Cette feuille de route, qui complète deux documents connexes, Vision de l'ICDG et Description de l'architecture de l'ICDG, établit d'importants buts et tâches à traiter à court, moyen et long terme. La feuille de route permet d'établir les priorités opérationnelles et servira de base à des plans de projet détaillés.
Ce document propose une feuille de route à l'intention de quiconque s'intéresse de près ou de loin à l'avenir de l'ICDG. Ceux qui s'intéressent davantage aux aspects techniques peuvent télécharger à l'adresse http://www.cgdi.ca un document plus détaillé sur l'architecture.
Le document sur la feuille de route de l'ICDG vise à associer la vision et l'architecture à des buts mesurables et à des tâches spécifiques. Ce document ne doit pas être considéré comme un plan de projet, mais doit faciliter le développement de plans opérationnels détaillés.
Table des matières
2. Les utilisateurs et l'architecture conceptuelle de l'ICDG
L'architecture conceptuelle de l'ICDG
Systèmes de positionnement global (GPS) et communications sans fil
5.1 Associations / Consortiums
5.4 Administrations municipales
5.6 Organisations de normalisation
6.3 Objectifs de la mission et buts connexes
7. Feuille de route pour l'avenir
7.1 Catégories de buts et de tâches
Jalons à court terme (0 à 18 mois)
Jalons à moyen terme (18 à 36 mois)
Jalons à long terme (plus de 36 mois)
8. Commentaires finaux sur la feuille de route pour l'avenir
Annexe A : Principes directeurs
Les développements survenus dans le domaine des technologies de l'information au cours de la dernière décennie ont entraîné une augmentation exponentielle des besoins en données géospatiales et de l'accès à cette information. Pour répondre à cette demande, le gouvernement du Canada a investi 60 millions de dollars dans l'initiative GéoConnexions dans le but, entre autres, d'accélérer le développement de l'Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG). GéoConnexions a touchera à son terme en mars 2005, mais un plan et une feuille de route sont nécessaires pour poursuivre l'important travail de création de l'ICDG.
Cette feuille de route fournit l'orientation indispensable à la réalisation de la vision de l'ICDG. L'avenir de l'ICDG s'annonce bien, mais des actions, des efforts et de la persévérance seront nécessaires pour faire de la vision de l'ICDG une réalité. La feuille de route complète le travail de vision et d'architecture en fixant des buts et des tâches clés à traiter à court, moyen et long terme.
L'ICDG a atteint un tel niveau de maturité technique que nous pouvons désormais explorer les enjeux et les opportunités qui détermineront sa forme future. Bien que des progrès importants aient été accomplis, des efforts d'amélioration et de participation sont nécessaires pour assurer une masse critique de données, de services, d'applications et d'utilisateurs dans le domaine géospatial. Il faut explorer l'environnement externe et interne de l'ICDG pour bien saisir les opportunités et les défis à venir.
La réussite de l'ICDG est issue de partenariats forts avec des communautés d'intervenants tant externes qu'internes. Ces types de partenariats devraient continuer de jouer un rôle important dans l'avenir de l'ICDG. L'ICDG doit se tourner vers les associations, le milieu universitaire, les organismes de normalisation, l'industrie et tous les niveaux de gouvernement pour bénéficier de façon continue de leurs directives, de leur soutien et de leurs contributions.
La vision de l'ICDG consiste à faciliter l'accès aux sources de données géospatiales canadiennes exhaustives et qui font autorité pour soutenir la prise de décisions. L'énoncé de mission étend cette vision en donnant un aperçu de la façon dont un futur organisme de coordination devra procéder pour réaliser la vision de l'ICDG.
La mission de l'ICDG comprend plusieurs objectifs spécifiques. À chaque objectif correspondent des buts qui indiquent comment l'ICDG devra évoluer. Ces buts précisent également les résultats qui doivent être atteints. La mission, cependant, n'explique pas comment produire ces résultats : ce rôle revient à la présente feuille de route, ainsi qu'à ses buts et à ses tâches.
Ces buts et ces tâches peuvent être regroupés en quatre catégories : coordination, utilisateurs, contenu et infrastructure. La feuille de route identifie les buts et les tâches permettant à chacune de ces entités d'atteindre les jalons à court, moyen et long terme établis dans le présent document.
À court terme, les sources de financement et les problèmes de gouvernance demeureront au premier plan. À long terme, il sera essentiel d'obtenir l'engagement de nouvelles communautés de praticiens et de faire en sorte que la plupart des provinces, des territoires et plusieurs municipalités importantes apportent leur contribution de données à L'ICDG et utilisent l'ICDG. Jusqu'à présent, le leadership et la technologie ont constitué les centres d'intérêt et les forces de l'ICDG. La prochaine phase de l'ICDG doit se concentrer sur la prestation de services et le soutien à des communautés d'utilisateurs fortes ayant la capacité de travailler avec l'ICDG.
L'information géospatiale joue un rôle important dans la vie quotidienne des Canadiens. Chaque fois qu'une personne regarde les prévisions météorologiques à la télévision, consulte une carte routière ou appelle le 911, elle utilise des données géospatiales. Au cours de la dernière décennie, les développements survenus dans le domaine des technologies de l'information ont entraîné une augmentation exponentielle des besoins en données géospatiales et de l'accès à cette information.
En
1999, conscient de cette nouvelle réalité, le
gouvernement du Canada a investi 60 millions de dollars
dans l'initiative GéoConnexions. Cette initiative consistait
en un partenariat national mené par Ressources Naturelles
Canada (RNCan) visant à développer l'infrastructure
canadienne de données géospatiales, entre autres
priorités. Le but sous-jacent de l'initiative GéoConnexions
était d'améliorer l'accès aux informations
géographiques via Internet. GéoConnexions touchera à
son terme en mars 2005 et des efforts
sont en cours pour élaborer des plans permettant de poursuivre
les travaux sur l'ICDG au-delà de cette échéance.
L'élaboration de ces plans constitue une composante clé
de la feuille de route de l'ICDG.
Aujourd'hui, l'ICDG facilite pour
tous la découverte, le partage et l'utilisation
d'information et de services de nature géospatiale au
Canada. La capacité de l'ICDG à partager
l'information occasionne diverses innovations et des applications
non prévues, sources d'une valeur sociale et économique
de plus en plus importante. Des progrès spectaculaires ont été
accomplis par des adopteurs précoces tels que le Système
national d'information forestière (SNIF), le service
d'Information sur les terres de l'Ontario (LIO), GeoNOVA et le
Réseau canadien de connaissances en sciences de la Terre
(RCCST).
L'ICDG a atteint un tel niveau de maturité technique
que nous pouvons désormais explorer les enjeux et les
opportunités qui détermineront sa forme future. Bien
que des progrès importants aient été accomplis,
des efforts d'amélioration et de participation sont
nécessaires pour assurer une masse critique de données,
de services, d'applications et d'utilisateurs dans le domaine
géospatial.
Sans l'investissement et la participation
soutenus de l'ensemble de ses partenaires, il est peu probable que
l'ICDG puisse continuer à fournir de l'information
géospatiale pour faciliter l'élaboration de
politiques et la prise de décisions des gouvernements,
de l'industrie, du milieu universitaire et du secteur sans but
lucratif.
Ce document sur la feuille de route s'appuie sur la vision et l'architecture proposées pour l'ICDG et définit un plan d'action pour les cinq à dix années à venir. Il commence par explorer l'environnement externe et interne de l'ICDG, qui présente à la fois des opportunités et des défis. Ensuite, le document analyse la communauté des intervenants de l'ICDG et identifie les rôles actuels et souhaités à l'avenir pour ces intervenants.
Le document identifie ensuite les éléments et les priorités de la vision et de la mission qui doivent être mis en œuvre. La dernière partie du document propose une feuille de route qui répartit les buts opérationnels selon un calendrier à court, moyen et long terme, marqué de jalons clés.
La feuille de route vise à fournir un plan d'action et de projet détaillé pour l'ICDG. Bien qu'une feuille de route puisse indiquer la voie à suivre, il ne s'agit que d'un instantané à un moment précis. Avec le temps, cette voie évoluera inévitablement et des ajustements devront être apportés. Par conséquent, ce document devra être mis à jour régulièrement pour refléter les changements apportés à l'ICDG, à son environnement et à ses intervenants.
L'avenir de l'ICDG s'annonce bien, mais des actions, des efforts et de la persévérance seront nécessaires de la part de beaucoup pour réaliser la vision de l'ICDG, ainsi que son vaste potentiel.
L'architecture de l'ICDG se compose de quatre éléments essentiels : les données, les services, les applications et les utilisateurs. D'un point de vue conceptuel, l'architecture consiste en un réseau de fournisseurs de données, de fournisseurs de services et de consommateurs qui utilisent des applications pour accéder à l'information géospatiale. L'infrastructure de données est une autoroute empruntée par tous les participants à l'ICDG. Elle est construite à partir de fonctionnalités géospatiales fédérales, provinciales, territoriales, municipales et industrielles. Le but de l'infrastructure est de présenter un cadre de collaboration permettant un accès universel à l'information géospatiale.
La figure suivante illustre les quatre éléments essentiels de l'ICDG et leurs relations. Elle délimite de plus les utilisateurs en quatre catégories distinctes : les fournisseurs, les développeurs, les distributeurs et les utilisateurs finals.
Données – Les données sont au cœur de l'ICDG. La réussite de toute infrastructure de données repose sur sa capacité à assurer un accès rapide et sécurisé à des données exactes et à jour.
Services – L'ICDG est basée sur des services Web ouverts qui donnent accès aux données géospatiales.
Applications – Les applications utilisent des services Web pour permettre aux utilisateurs de produire et d'analyser l'information géospatiale afin de prendre des décisions éclairées.
Utilisateurs – Les utilisateurs sont les consommateurs des données géospatiales. Les utilisateurs peuvent être répartis en quatre catégories :
Les utilisateurs de l'ICDG rassemblent l'ensemble des groupes et des individus qui y prennent part. Ils peuvent être classés selon les catégories suivantes :
La figure suivante illustre les relations type entre les quatre catégories d'utilisateurs.
Depuis 2000, des progrès importants ont été accomplis pour réaliser la vision initiale de l'ICDG. Les efforts ont été dirigés sur l'accès à des services Web basés sur des normes et sur l'exploitation des technologies et des normes émergentes ou existantes. Ces efforts avaient pour objectif de créer une plateforme polyvalente basée sur les services. Dans l'ensemble, des progrès notables ont été accomplis dans les domaines suivants :
Les normes et les spécifications ouvertes se trouvent au centre de l'ICDG. En travaillant étroitement avec les organismes de normalisation internationaux et les groupes de travail nationaux, GéoConnexions a adopté plusieurs normes pour l'ICDG. Ces normes, répertoriées dans le tableau ci-dessous, servent de base à un réseau réparti et ouvert.
|
Fonction |
Normes ou spécifications |
|
Visualisation des données |
Service de cartes Web |
|
Présentation des données |
Styled Layer Descriptor (descripteur de couches stylisées) |
|
Stockage des données |
Contexte cartographique Web |
|
Manipulation des données |
Web Feature Service (Service d'entités Web) |
|
Interrogation des données |
Encodage de filtre |
|
Codage de la transmission et du stockage des données |
Geography Markup Language (langage de balisage géographique) |
|
Recherche de données |
Service de découverte de géodonnées |
|
Description des données |
Métadonnées des géodonnées |
L'information servant à la prise de décisions doit être basée sur des données de qualité, et les données-cadre de l'ICDG permettent de répondre à cette exigence. Il s'agit là de l'ensemble des données géospatiales continues et entièrement intégrées qui fournissent une information de contexte et de référence pour le pays. Des progrès considérables ont été accomplis dans ce domaine. En particulier, l'initiative GéoBase a conclu une entente sur six couches de données-cadre géospatiales et renforcé la coopération intergouvernementale. Les données-cadre de l'ICDG serviront de base à de nombreuses applications géospatiales.
L'ICDG donnera également accès à des ensembles de données thématiques. Ces ensembles décrivent les caractéristiques des entités géospatiales et fournissent de l'information sur des thèmes particuliers tels que les précipitations, la géologie ou la population. Les attributs des données thématiques sont géoréférencés pour qu'ils puissent être associés à un repère terrestre et utilisés dans les applications.
L'Atlas du Canada offre une collection de cartes et de l'information connexe sur le Canada. Il fournit des données thématiques, par exemple sur les eaux douces ou la répartition de la population, par l'entremise des services Web de l'ICDG.
Le Portail de découverte de GéoConnexions est l'outil idéal pour découvrir les données thématiques. Une recherche sur un sujet particulier (p. ex. la végétation ou les chutes de neige) donnera des résultats thématiques, et la plupart des ensembles de données thématiques peuvent être diffusés par l'entremise de l'ICDG. Le partage de ces ensembles de données permettra d'offrir les applications les plus puissantes de l'ICDG.
Les services Web servent de base aux interactions sur Internet et permettent aux utilisateurs de fournir, de consulter et d'échanger des données géospatiales. Le Portail de découverte de GéoConnexions permet de découvrir les services Web géospatiaux et précise ceux qui sont conformes aux spécifications adoptées par l'ICDG.
Les applications utilisent un ou plusieurs services Web pour afficher, publier, modifier ou découvrir des données géospatiales à partir des serveurs Web. Les applications basées sur les composantes, les interfaces et les services de base de l'ICDG commencent à offrir aux Canadiens bon nombre des avantages attendus.
Pour l'utilisateur final, des développements importants sont survenus dans les applications client afficheur qui présentent des graphiques à partir des serveurs de cartes. Des progrès notables sont également intervenus en ce qui concerne les applications client de découverte qui permettent de rechercher des données géospatiales.
Les fournisseurs de données ont également profité de progrès technologiques. Par exemple, ceux-ci peuvent désormais utiliser des applications d'édition et de publication pour choisir le mode de diffusion de leurs données aux utilisateurs ainsi que le mode d'ajout, de suppression ou de mise à jour des données partagées.
L'ICDG a favorisé des relations et des partenariats avec des intervenants du secteur public, du secteur privé et du milieu universitaire. Par exemple, les groupes consultatifs de l'ICDG sont issus d'organisations de divers secteurs. Par conséquent, ces groupes consultatifs peuvent tirer parti des compétences et des contributions d'une large palette d'intervenants.
De plus, l'Accord canadien de géomatique a mis en place un cadre permettant une collaboration aux niveaux fédéral, provincial et territorial sur les enjeux de la géomatique. Cet important accord de partenariat fédéral-provincial-territorial s'est concentré avec succès sur une collecte, une distribution et une mise à jour plus efficaces des données géomatiques.
Des progrès importants ont été accomplis dans le domaine des politiques. Des consultations menées en 1999 et en 2000 à l'échelle du pays ont permis d'élaborer de précieuses politiques qui ont donné à l'ICDG sa forme actuelle.
Reconnaissant l'importance de l'élaboration des politiques, les intervenants de l'ICDG ont cherché à résoudre les difficiles politiques d'accès aux données géospatiales gouvernementales. Les responsables de l'élaboration des politiques ont cherché à développer des approches de concertation inédites pour répondre aux besoins suivants :
Pour fournir la valeur désirée, la feuille de route de l'ICDG doit faire davantage que simplement pointer vers une destination : elle doit aussi expliquer comment atteindre cette destination. L'ICDG est entourée d'un monde complexe. Divers intervenants poussent et tirent l'ICDG dans différentes directions. Il faut explorer l'environnement externe et interne de l'ICDG pour bien saisir les opportunités et les défis auxquels elles est confrontée.
Force dominante de notre économie et de notre société, Internet fait désormais partie intégrante de notre vie quotidienne. Par conséquent, on s'attend de plus en plus à pouvoir accéder à une grande variété de transactions 24 heures sur 24, sept jours sur sept. La popularité de l'accès à large bande auprès des entreprises et des foyers canadiens n'a fait qu'accroître ces attentes. Or, l'ICDG repose sur une architecture Internet.
Les normes les plus pertinentes en matière de données géospatiales sont celles du TC211 de l'ISO, de l'OGC (Open Geospatial Consortium) et d'organismes liés à Internet tels que le W3C (World Wide Web Consortium). La croissance rapide des normes et spécifications de services Web aura un impact considérable sur les infrastructures de données géospatiales. Le Canada devra continuer d'élaborer des spécifications internationales tout en entretenant des partenariats et des relations avec les organisations internationales de normalisation. Ce point devrait permettre de pourvoir de façon continue aux besoins des Canadiens en matière de données géospatiales.
L'émergence de XML en tant que norme d'interopérabilité a ouvert la voie aux services Web. L'adoption des services Web représente des opportunités extraordinaires pour l'ICDG. Le langage de balisage géographique GML (Geographic Markup Language) est une norme internationale évolutive qui fournit un cadre pour la gestion des informations géographiques de façon ouverte et non propriétaire. Afin de tirer parti des services Web et d'une architecture centrée sur les services, il est nécessaire de poursuivre les investissements consentis en recherche et développement, particulièrement dans le domaine des technologies de type GML.
Les applications GPS deviennent de plus en plus sophistiquées et nécessitent par conséquent des données précises et à jour pour garantir leur pertinence et assurer leur commercialisation. Les développeurs d'applications GPS pourraient tirer parti d'un accès aux données-cadre par l'intermédiaire d'une infrastructure géospatiale distribuée. Par exemple, les fournisseurs de services seraient probablement très intéressés à proposer une application touristique qui combine la technologie GPS aux données-cadre du réseau routier et propose de plus des mises à jour par l'intermédiaire de l'ICDG.
L'émergence des communications sans fil permet aux individus de consulter et de transmettre de l'information en tout temps et en tout lieu grâce à une vaste palette de technologies. Pour suivre le rythme de cette généralisation du sans fil, l'ICDG devra consacrer des ressources au développement et à l'adoption de normes et spécifications sans fil. Une attention particulière pourrait être accordée aux mesures de sécurité sans fil nécessaires pour réduire les risques d'accès non autorisé aux domaines sécurisés de l'ICDG.
La technologie géospatiale s'ouvre au grand public. Deux services de cartographie géospatiale en ligne, Mapblast et Mapquest, sont des exemples d'applications Internet très populaires. Par ailleurs, d'importantes entreprises du domaine des TI telles que Microsoft et Oracle se sont engagées davantage et ont pénétré l'industrie géospatiale sous différents angles, comme par exemple en proposant des produits logiciels de bases de données et de diffusion de données géospatiales. Cet aspect pourrait avoir d'importantes conséquences sur l'industrie au cours des prochaines années.
L'ICDG est régie, par l'intermédiaire de GéoConnexions, par un conseil de gestion interministériel et des noyaux consultatifs. Les noyaux consultatifs de GéoConnexions sont constitués de membres de divers secteurs, ce qui leur permet de tirer parti des compétences et des contributions de l'ensemble des intervenants. Les gouvernements fédéral et provincial, tout comme l'industrie, comptent pour une part importante de ceux-ci. Impliquer les municipalités dans les initiatives de l'ICDG pourrait amener à une représentation plus équilibrée des intervenants.
Réduire le nombre des noyaux consultatifs pourrait accroître leur efficacité et réduire les risques de chevauchement et de duplication des tâches entre les comités. Il pourrait également être envisagé d'associer les noyaux aux priorités nationales. De nouveaux modèles de gouvernance et de viabilité partagée doivent être discutés.
Le Conseil canadien de géomatique (COCG) est le principal organisme consultatif fédéral-provincial-territorial pour la gestion de l'information géographique. Le COCG fournit un forum permettant l'échange d'information sur les programmes, l'examen de problèmes opérationnels communs, l'étude de propositions de lois relatives à la géomatique et le développement et la promotion de normes géomatiques nationales. Le Comité mixte des organismes intéressés à la géomatique (CMOIG) figure au premier rang pour ce qui est de guider les gouvernements fédéral et provincial ainsi que le secteur commercial dans l'évolution de l'ICDG.
Selon le modèle de gouvernance, diverses approches de prestation doivent être envisagées pour une initiative de suivi permettant de coordonner les activités de l'ICDG :
L'architecture de l'ICDG doit prendre en compte les conséquences de la Loi sur la protection des renseignements personnels et de la Loi sur la sécurité publique.
La Loi sur la protection des renseignements personnels protège la confidentialité des renseignements personnels détenus par les institutions gouvernementales. Cette loi confère également aux individus le droit d'accéder à ces renseignements. Les initiatives de sécurité et d'authentification de l'ICDG tireraient profit de l'adhésion et de la conformité aux dispositions de cette loi.
La nouvelle Loi sur la sécurité publique contient des dispositions qui augmenteront la capacité du gouvernement du Canada à empêcher les attaques terroristes, à protéger les Canadiens et à réagir rapidement en cas de menace importante. Les personnes impliquées dans les interventions d'urgence et la gestion des opérations en cas de catastrophe ont besoin d'information géospatiale pour prendre des décisions rapides et efficaces. Cette loi permettra de réduire les obstacles relatifs à la mise en œuvre de programmes et de politiques concernant l'ICDG.
Aux États-Unis, le NSDI (National Spatial Data Infrastructure) répond à une législation qui définit ses principales caractéristiques opérationnelles. Des changements législatifs au NSDI pourraient avoir un impact sur les partenariats internationaux de l'ICDG.
L'industrie géospatiale est de plus en plus concernée par des problèmes tels que la propriété des données, la qualité des données et la fiabilité des produits. Ces problèmes doivent être étudiés afin de déterminer, par exemple, si les municipalités conservent des droits sur les données qu'elles fournissent à l'infrastructure géospatiale. Il est indispensable de définir les droits et les responsabilités de toutes les communautés d'utilisateurs de l'ICDG.
Des directives peuvent ensuite être diffusées pour souligner la responsabilité légale des fournisseurs de données de l'ICDG en cas de dommages ou de pertes dus à des ensembles de données contenant des erreurs importantes. Les utilisateurs de données, à tort ou à raison, peuvent également croire que le droit d'auteur de la Couronne et les restrictions en matière d'octroi de licence limitent leur capacité à utiliser les données géospatiales du gouvernement.
En 2000, le secteur de la géomatique au Canada employait 22 000 personnes dans le privé et près de 5 000 dans des organismes gouvernementaux et d'enseignement. À la fin 2004, il était prévu que le secteur privé emploie quelque 32 000 personnes. Tous les indicateurs s'accordent sur une croissance continue dans le secteur de la géomatique.
L'ICDG pourrait travailler en étroite collaboration avec les établissements d'enseignement supérieur afin de s'assurer que les employés actuels et futurs reçoivent les connaissances et les compétences nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs de l'industrie géospatiale canadienne.
À l'interne, si l'ICDG doit mettre davantage l'accent sur le service, alors des ressources devront être dégagées pour offrir à la communauté des utilisateurs un niveau de service approprié.
De nouvelles sources de financement devront être étudiées, car le financement de l'initiative GéoConnexions doit prendre fin en mars 2005. Les intervenants de l'ICDG doivent analyser les modèles de gouvernance qui offrent les meilleures perspectives de financement durable. Il existe de nombreuses sources potentielles de financement : gouvernement (fonds d'imposition), secteur privé (frais facturés aux clients), secteur public (frais facturés aux clients) ou indirect (frais de publicité, commandites et autres méthodes indirectes). La combinaison de plusieurs de ces modèles pourrait également être une possibilité.
L'élection fédérale de juin 2004 a entraîné un nouveau plan d'action du gouvernement, qui donne une orientation à l'ICDG. Une stratégie de marketing et de communications doit prendre en compte la façon dont l'ICDG s'insère parmi les nouvelles priorités du gouvernement fédéral.
Le récent discours du Trône a mis en évidence sept secteurs d'intervention privilégiés pour le gouvernement fédéral :
Bien que l'ICDG puisse éventuellement contribuer à toutes ces priorités, trois ou quatre d'entre elles doivent constituer des points de mire. L'économie, la santé, les villes et l'environnement sont des domaines de contribution naturels de l'ICDG et nous devons nous tourner vers ces domaines pour recruter de nouveaux utilisateurs et de nouvelles communautés de praticiens.
Les priorités du gouvernement doivent également être examinées aux niveaux provincial et municipal. Une bonne compréhension des priorités des partenaires potentiels peut aider à identifier les domaines de collaboration et les opportunités de contribution à l'ICDG.
La réussite de l'ICDG est issue de partenariats forts avec des communautés d'intervenants tant externes qu'internes. L'ICDG doit continuer à mettre l'accent sur ces partenariats à l'avenir. La partie suivante de la feuille de route passe en revue chacune des communautés d'intervenants, leur rôle actuel et leur impact futur estimé sur l'ICDG.

Rôle : Les associations et les consortiums du domaine géospatial encouragent leurs membres à travailler ensemble et à collaborer. Ces organisations diffusent également de l'information sur les opportunités, l'implication des intervenants, les procédures et les politiques susceptibles d'intéresser leurs membres.
Impact sur l'ICDG : L'ICDG sera en mesure de faire efficacement la promotion des progrès technologiques effectués et du partage des données géospatiales entre les divers secteurs en tirant parti de relations nouées entre les associations et les consortiums. Le but est d'accroître le nombre de personnes qui utilisent l'ICDG et qui y contribuent. Les associations peuvent également fournir un retour important et des directives sur les politiques et jouer un rôle éventuel dans les futurs modèles de gouvernance de l'ICDG.
Rôle : Le gouvernement fédéral assume généralement les responsabilités suivantes :
Impact sur l'ICDG : Le gouvernement fédéral aura besoin d'encouragements supplémentaires de la part des communautés de praticiens pour utiliser l'ICDG dans ses politiques et sa prise de décisions. Les ministères fédéraux doivent penser à l'ICDG pour tous les programmes importants nécessitant un accès à des données géospatiales. Le gouvernement fédéral doit également s'attacher à établir des relations avec les organismes internationaux dans le but de favoriser la croissance de l'industrie géomatique canadienne à l'étranger.
Rôle : Les gouvernements provinciaux et territoriaux assument généralement les responsabilités suivantes :
Impact sur l'ICDG : Tous les gouvernements bénéficieront de l'utilisation de l'ICDG dans leurs politiques et leurs prises de décisions. Un point clé est le fait que les provinces et les territoires joueront un rôle important pour recruter les municipalités et participer à la fourniture de données à l'ICDG. Les gouvernements provinciaux et territoriaux devront également jouer un rôle dans la fourniture de données et de services dans l'intérêt d'un programme géospatial national.
Rôle : L'administration municipale assume généralement les responsabilités suivantes :
Impact sur l'ICDG : Les administrations municipales doivent accroître leur implication dans l'ICDG et les contributions qu'elles y apportent afin de partager leurs précieux ensembles de données et de pouvoir exploiter les données émanant d'autres organisations. Cette accroissement nécessitera des relations de travail plus étroites avec les représentants provinciaux et fédéraux pour s'assurer de leurs contributions à l'ICDG.
Rôle : Les établissements d'enseignement supérieur effectuent souvent des recherches dans le domaine géospatial par l'intermédiaire de partenariats avec des organismes des secteurs privé et public. En plus de fournir des services de recherche et une expertise en géomatique, les établissements d'enseignement supérieur assurent également la formation de futurs experts du domaine géospatial par le biais de programmes d'apprentissage et de développement.
Impact sur l'ICDG : L'ICDG doit continuer de favoriser des relations avec le milieu universitaire et de soutenir la recherche dans l'enseignement supérieur. La commercialisation de la recherche doit assurer sa propre promotion pour l'avenir et peut développer des opportunités pour l'industrie canadienne. L'enseignement supérieur peut également devenir un utilisateur clé de l'ICDG dans le but d'approfondir ses travaux et d'identifier de nouveaux besoins de services.
Rôle : Les organisations de normalisation participent à l'interopérabilité en contribuant à l'élaboration de normes géospatiales mondiales. Elles travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement, l'industrie privée et le milieu universitaire pour créer des interface de programme d'application ouvertes et extensibles pour les systèmes d'information géographique (SIG) et d'autres technologies courantes.
Impact sur l'ICDG : Les organisations de normalisation continueront d'avoir un impact considérable sur l'avenir de l'ICDG. En entretenant des partenariats forts avec les organisations de normalisation, il sera possible d'harmoniser l'information géographique numérique. Un engagement continu envers le développement de spécifications adoptées par l'ICDG garantira que l'infrastructure demeure ouverte et interopérable.
Rôle : Les organisations industrielles commercialisent une grande variété de produits et de services pour répondre aux besoins en données géospatiales des consommateurs, des développeurs, des professionnels et des établissements d'enseignement.
Impact sur l'ICDG : Les organisations industrielles doivent prendre conscience de la valeur de l'ICDG et tirer parti de ses données et de ses services pour produire des applications qui répondent mieux aux exigences des utilisateurs finals. L'ICDG doit s'engager à comprendre les exigences de l'industrie et fournir à celle-ci la possibilité de faire connaître ses besoins. L'industrie ajoute une proposition de valeur essentielle à l'ICDG en tirant parti de son information géospatiale et en créant de nouvelles applications et de nouveaux services.
Rôle : Les citoyens jouent un rôle à la fois direct et indirect dans l'ICDG. D'un côté, les citoyens sont affectés par les décisions que les gouvernements et d'autres intervenants prennent en utilisant l'ICDG. De l'autre, ils peuvent utiliser des applications ou des services du domaine géospatial pour leur propre travail ou leurs propres loisirs.
Impact sur l'ICDG : Tous les citoyens profiteront de l'ICDG, mais le citoyen moyen aura probablement peu d'influence sur l'ICDG.
Cette partie du document examine les liens qui existent entre la vision et la mission de l'ICDG et les buts et les tâches correspondantes nécessaires pour réaliser cette vision. La mission contient une série de six objectifs opérationnels et organisationnels. À chaque objectif opérationnel est associée une série de buts. La présente feuille de route examine ces buts et détermine ce qui doit être fait pour les atteindre. Cette analyse servira de base aux futurs plans opérationnels de l'ICDG.
Cette vision permettra de définir la mission, les buts et les objectifs de l'ICDG à l'avenir. Elle servira de jalon essentiel pour mesurer les progrès de l'ICDG.
La vision de l'ICDG consiste à :
Faciliter l'accès aux sources de données géospatiales canadiennes exhaustives et qui font autorité pour soutenir la prise de décisions.

Dans la vision, cinq mots clés sont directement rattachés aux principes directeurs de l'ICDG :
Faciliter est directement rattaché à la notion d'autonomie. L'ICDG ne crée ni des données ni des infrastructures technologiques, mais elle permet aux organismes de contribuer à l'ICDG et de prendre des décisions en utilisant l'information qu'elle rend accessible.
L'accès se fonde sur les principes de transparence et d'ouverture. Les normes ouvertes de l'ICDG permettent d'assurer un accès transparent et homogène à l'information géospatiale.
Pour faire autorité, l'ICDG utilisera les données les plus près de la source et elle se basera sur des normes et des spécifications ouvertes. Ces données permettront également aux participants de s'organiser eux-mêmes. De plus, cette autorité de l'ICDG assurera un accès sûr et instantané aux données.
Pour pouvoir être exhaustive, l'ICDG doit s'orienter davantage vers l'utilisateur. L'ICDG doit continuer à évoluer pour répondre aux nouveaux besoins et aux nouveaux développements. Elle doit continuer de renforcer ses partenariats existants et également en créer de nouveaux.
L'information couvre les notions de données et d'information. L'information transmise par l'ICDG doit être exacte et accessible pour faciliter l'élaboration des politiques et la prise de décisions.
Pour réaliser la vision de l'ICDG, l'organisme de coordination doit :
Pour réaliser la vision et assurer l'efficacité de la mission, chaque objectif de la mission doit être rattaché à des buts mesurables. L'organisme qui coordonne le développement de l'ICDG doit poursuivre les buts ciblés au cours des cinq années à venir. Soulignons que certains buts peuvent répondre à plusieurs objectifs de la mission. Les principaux objectifs et les buts correspondants pour le développement continu de l'ICDG sont les suivants :
Objectif 1 : Soutenir la prise de décisions et l'élaboration des politiques afin d'assurer que le Canada gère de façon appropriée ses programmes sociaux et de soins de santé, sa culture, son économie et ses ressources naturelles.
Objectif 2 : Faciliter l'accès aux principales sources de données géospatiales canadiennes.
Objectif 3 : Assurer une participation et un leadership continus dans l'élaboration des normes et des spécifications géospatiales.
Objectif 4 : Favoriser les partenariats et les échanges d'information géospatiale dans tous les secteurs, à tous les niveaux de gouvernement ainsi qu'au niveau international.
Objectif 5 : Soutenir une vaste et dynamique communauté d'utilisateurs.
Objectif 6 : Assurer la continuité et la viabilité opérationnelle de l'infrastructure.
Les objectifs et les buts indiquent où l'on veut aller et ce qu'on doit réaliser. Ils ne précisent pas, en revanche, comment produire les résultats désirés. La feuille de route offre cet aspect en présentant une série de tâches, dont chacune est associée à la réalisation de buts spécifiques.
La technologie est la base de l'ICDG, mais ne constitue plus forcément son caractère principal. L'ICDG de l'avenir se concentrera sur le soutien aux utilisateurs et sur le recrutement de nouvelles communautés de praticiens.
Les buts de la feuille de route peuvent être regroupés en quatre catégories principales : coordination, utilisateurs, contenu et infrastructure.
La première étape consiste à classer les buts dans les catégories opérationnelles appropriées : coordination, utilisateurs, contenu et infrastructure. À chaque but correspond une série de tâches. Ces tâches sont identifiées selon qu'elles requièrent une action à court terme (moins de 18 mois), à moyen terme (entre un an et demi et trois ans et demi) ou à long terme (plus de trois ans et demi). Certaines tâches peuvent éventuellement s'appliquer à plusieurs catégories. Les tâches ont été associées au but et à la catégorie auxquels elles correspondent le mieux.
Tous les partenaires contribuant à
l'ICDG doivent voir apparaître leur rôle dans la
réalisation des buts et des tâches de la feuille de
route. Une fois mise en place, chaque tâche aura un long chemin
à parcourir pour la réalisation des buts, puis de la
ssion et de la vision de l'ICDG. Ces buts et tâches
collectifs doivent servir de base aux futurs plans opérationnels
de l'ICDG.
Les quatre catégories de buts et de tâches sont:

L'ICDG a bénéficié du solide leadership de GéoConnexions, ainsi que de sa gouvernance et de ses noyaux consultatifs. Pour permettre la réalisation de la vision de l'ICDG, ce leadership doit se poursuivre. Une coordination et un leadership forts seront nécessaires pour que la roue de l'ICDG continue de tourner.
But 1 : Obtenir le financement nécessaire pour soutenir les opérations futures de l'ICDG.
But 2 : Étudier de nouveaux modèles de prestation avec des partenaires et contribuer ainsi à l'autonomie de l'ICDG.
But 3 : Poursuivre les relations avec les groupes consultatifs existants et créer de nouveaux groupes selon les besoins.
But 4 : Communiquer les nouveaux développements aux partenaires et créer des services pour les informer des occasions d'affaires et des mises à jour de technologies.
Pendant les cinq premières années, l'ICDG s'est concentrée à raison sur la technologie. La prochaine phase de l'ICDG doit se concentrer sur le service aux utilisateurs et sur la création d'une communauté d'utilisateurs forte. Par le passé, l'ICDG desservait principalement les utilisateurs techniques. À l'avenir, l'ICDG se développera pour desservir également ceux qui possèdent peu d'expertise technique, voire aucune. Pour attirer ces utilisateurs non techniques et élargir sa base d'utilisateurs, l'ICDG a besoin d'une infrastructure de soutien appropriée.
But 1 : Orienter le développement futur de l'ICDG en fonction des besoins des utilisateurs.
But 2 : Situer l'ICDG comme canal principal de l'information géospatiale dans tous les secteurs et à tous les niveaux de gouvernement.
But 3 : Assurer des services de soutien adéquats aux utilisateurs en affectant les ressources nécessaires.
But 4 : Favoriser les occasions d'affaires au sein de la communauté géospatiale et de la communauté des utilisateurs.
La valeur de l'ICDG dépend largement de la disponibilité d'information et de données géospatiales exactes et à jour. Ce contenu doit être régi par les besoins des utilisateurs et faciliter la prise de décisions.
But 1 : Faciliter l'élaboration des politiques et permettre la prise de décisions sur la base d'information et de contenu d'ordre géospatial.
But 2 : Permettre à l'ICDG de fournir des données-cadre de niveau fédéral, provincial et municipal.
But 3 : Mettre à profit l'Accord canadien de géomatique de 2001 et chercher à officialiser les relations au niveau provincial, territorial, local et international.
La précédente catégorie contenait des tâches technologiques orientées vers le leadership et le service. La technologie est à la base de l'ICDG et continuera de l'être. Les principaux buts de cette catégorie maintiennent l'accent mis par l'ICDG sur les normes et spécifications ouvertes et le renforcent grâce à des sources d'information et de données faisant autorité.
But 1 : Suivre de près et participer aux travaux de l'OGC et de l'ISO en partenariat avec l'industrie, le milieu universitaire et tous les niveaux de gouvernement.
But 2 : Poursuivre le développement d'une infrastructure technologique de haute qualité.
Des jalons principaux associés aux quatre catégories (coordination, utilisateurs, contenu et technologie) permettent d'effectuer un suivi de la progression. Ces jalons peuvent s'appliquer à plusieurs domaines et ont été regroupés en jalons à court, moyen et long terme.
La réalisation de la vision de l'ICDG emprunte une voie complexe et remplie de défis, mais elle aboutira au succès et mérite tous les efforts. Cette feuille de route propose une voie initiale pour atteindre cet objectif, mais cet voie évoluera avec le temps, tout comme la feuille de route. Néanmoins, la vision, la mission et les jalons décrits ici ne doivent pas être oubliés ni négligés. Les intervenants de l'ICDG doivent traduire ces buts et ces tâches en plans de projet opérationnels pour leur organisation.
Malgré les défis à venir, un accent renouvelé sur la coordination, les utilisateurs, le contenu et la technologie aidera l'ICDG à s'épanouir. L'avenir de l'ICDG s'annonce bien et, grâce aux actions, aux efforts et à la persévérance appropriés, la vision de l'ICDG peut devenir réalité.
L'ICDG a connu sa part de succès et de défis au cours des cinq dernières années. Au départ, plusieurs principes directeurs de l'ICDG ont établi l'orientation et la portée de cette initiative. Ces principes demeurent valables aujourd'hui, avec quelques modifications mineures. Ensemble, ces principes directeurs servent de base à la vision et à la mission de l'ICDG. Au cours du dernier processus de consultation, la communauté géospatiale a revu et avalisé ces principes. Elle a également suggéré l'ajout de trois nouveaux principes.
Les principes initiaux (principes fondateurs) sont présentés par ordre d'importance; les trois nouveaux principes (principes de développement) ne répondent à aucun ordre particulier.
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Terme |
Définition |
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Application
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Ensemble des programmes qui exécutent une fonction spécifique pour un utilisateur. Ainsi, l'utilisation des technologies (outils ou services) de l'ICDG et des données de l'ICDG par un utilisateur ou une communauté de praticiens en vue de répondre à un besoin particulier est une application de l'ICDG. |
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Architecture |
Structure organisationnelle et environnement opérationnel de l'ICDG, incluant les relations et ses parties et les principes et lignes directrices qui orientent sa conception et son évolution. |
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Architecture conceptuelle |
Vue d'ensemble des services, des données, de la technologie et de l'environnement institutionnel de l'ICDG. L'architecture conceptuelle décrit, de façon générale, ce qu'inclura l'ICDG et quel en sera le fonctionnement. |
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Architecture de référence |
Plan d'action technique qui identifie et définit les services de l'ICDG et indique les interfaces de ces services. |
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Client |
Composante logicielle permettant d'accéder à un service. Le Guide de l'ICDG fait la distinction entre un client (partie inanimée du processus) et un utilisateur (personne qui utilise un ordinateur, un programme, un réseau ou un service connexe). |
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Données |
Les données sont des éléments d'information distincts, particulièrement de l'information organisée pour permettre l'analyse, le raisonnement ou la prise de décisions. Elles sont habituellement formatées d'une manière spéciale et existent sous diverses formes. Les données de l'ICDG comprennent des cartes, des images-satellites, des publications et toutes autres données de caractère géospatial fournies par des organisations canadiennes et internationales. |
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Données géoliées |
Données référencées avec un ensemble désigné de caractéristiques géographiques sans inclure la description spatiale de celles-ci. Les données géoliées constituent habituellement des données de caractéristiques présentées sous forme de données tabulaires (comme des chiffres sur la population), qui font référence à un cadre connu (comme des provinces) et où les éléments (les provinces) sont mentionnés grâce à leur identificateur unique (comme le nom de la province). Les données géoliées font référence à toutes les données de caractéristiques qui ne sont ni rattachées directement ni liées aux coordonnées géographiques auxquelles elles s'appliquent. |
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Données géospatiales |
Données présentant de l'information de positionnement géographique explicite, comme celle d'un réseau routier issu d'un SIG ou une image satellite à référence géographique. Les données géospatiales peuvent inclure des données de caractéristiques qui décrivent celles présentées dans un ensemble de données. |
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Données-cadre |
Ensemble des données géospatiales qui constituent l'architecture de référence pour toutes les géodonnées de l'ICDG. |
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Événement |
Occurrence d'intérêt pour les utilisateurs ou les développeurs de l'ICDG. Les événements peuvent être des éléments comme l'ajustement d'une caractéristique dans une couche de données-cadre, une inondation dans le Bassin de la rivière Rouge ou la diffusion d'une nouvelle spécification pour un service de l'ICDG. |
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Géodonnées |
Données spatiales à référence géographique comme un réseau routier ou une image satellite. Les géodonnées décrivent de manière explicite l'étendue spatiale d'un ensemble de caractéristiques ou une surface mesurable. Elles comprennent les données tant géospatiales que géoliées. |
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Géospatial |
Se rapporte à toute entité dont la position est déterminée par rapport à la surface de la Terre. Dans le cadre des SIG, le terme « géospatial » est plus précis que « géographique », car il est souvent utilisé dans des contextes qui ne comportent pas de représentation graphique ou de carte de l'information. |
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Information géospatiale |
Renseignements relatifs aux entités et aux phénomènes comprenant leur positionnement géographique par rapport à la surface de la Terre. Ce terme est souvent utilisé comme synonyme de « géodonnées », bien qu'en principe les géodonnées sont des représentations numériques de faits ou des observations enregistrées « brutes » qui n'ont aucune signification par elles-mêmes. Elles se transforment en information une fois interprétées et mises en contexte par les humains. |
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Infrastructure |
Environnement logiciel de support fiable, analogue à un réseau routier ou à un réseau de télécommunications, qui facilite l'accès à de l'information géographique en utilisant un ensemble minimal de pratiques, de protocoles et de spécifications normalisés. |
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Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG) |
Infrastructure Internet constituée de l'ensemble des développements des partenaires des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, ainsi que du secteur privé, lesquels sont en train de créer la technologie, les normes, les systèmes d'accès et les protocoles nécessaires pour harmoniser toutes les bases de données géospatiales du Canada et les rendre disponibles sur Internet. |
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Interface |
Spécification pour un ensemble d'opérations d'une composante qui sont rendues disponibles à l'externe à d'autres composantes. L'état et la fonctionnalité d'une composante sont cachés et ne sont accessibles à l'externe que par l'intermédiaire des interfaces des composantes. Les interfaces ne sont que les parties « publiques » ou « visibles » de la composante. La même interface peut être fournie par quelques composantes et utilisée par plusieurs composantes ou applications. |
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Langage de balisage géographique (GML) |
Spécification XML ouverte permettant le transfert d'entités géographiques par Internet. |
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Métadonnées |
Les métadonnées sont des données sur des données. Elles décrivent comment, quand et par qui un jeu particulier de données a été recueilli, et comment les données sont formatées. Les métadonnées sont essentielles à la compréhension de l'information enregistrée dans les entrepôts de données. |
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Norme |
Document qui précise un domaine technologique avec une portée bien définie, généralement publié par un organisme de normalisation et selon un processus officiel. |
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Registre |
Liste des ensembles de données et des services distincts ou d'autres éléments qu'une organisation met à la disposition des utilisateurs de l'ICDG. |
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Serveur |
Installation physique d'une composante qui livre un service et permet la réalisation de ses opérations. |
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Serveur de toponymie |
Dictionnaire des instances d'une ou plusieurs catégories de fonctionnalités contenant de l'information relative à une position. |
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Service |
Ensemble d'opérations, accessible par l'intermédiaire d'une ou de plusieurs interfaces, qui permet à un utilisateur de définir une action importante pour lui. Un service est fourni par un serveur. |
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Spécification |
Document rédigé par un consortium, un fournisseur ou un utilisateur qui définit un domaine technologique avec une portée bien définie, et qui s'adresse essentiellement aux développeurs en tant que guide pour la mise en œuvre. Une spécification n'est pas nécessairement une norme officielle. |
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Système d'information géographique (SIG) |
Système informatique permettant de saisir, stocker, vérifier, intégrer, manipuler, analyser et afficher des données positionnées sur la Terre. Un SIG peut être utilisé pour traiter divers types de cartes. Ces cartes peuvent prendre la forme de plusieurs couches différentes où chaque couche contient des données pour un type d'entité particulier. Chacune des entités est liée à une position sur l'image d'une carte et les couches de données sont organisées de façon à en permettre l'étude et l'analyse statistique. |